Une cartographie des « lieux frais » à Lyon en prévision de fortes chaleur


Les vacances sont terminées et l’été touche à sa fin. Si vous avez eu chaud, c’est que vous n’étiez pas à Lyon ! En effet la capitale des Gaules s’est dotée cet été d’une carte interactive répertoriant ses « lieux frais », qu’elle a rendu accessible au grand public à travers son application web et mobile.

 

Pourquoi une telle carte ?

Cela ne vous a probablement pas échappé, le changement climatique est au cœur des préoccupations environnementales ces dernières années. Au niveau local, la mise en place de stratégies d’adaptation à ce changement s’opère. Les phénomènes climatiques extrêmes sont attendus plus régulièrement, et doivent par conséquent être mieux anticipés. En ce sens, la lutte contre les vagues de forte chaleur, comme celle qui a sévie cet été, doit s’organiser le plus efficacement possible. C’est pourquoi la ministre de la Santé a récemment fait appel aux communes afin qu’elles répertorient des lieux jugés « frais ». La ville de Lyon a vraisemblablement prit les devants en développant d’ores et déjà un outil capable de proposer un tel inventaire.

Voici un lien vers l’outil en question : http://cartes.lyon.fr/adws/app/6f9b75c7-54cc-11e7-b18b-69f829fb2e01/index.html


C’est quoi un « lieu frais » ?

Il s’agit ni plus ni moins d’un lieu ou d’un équipement qui a été considéré comme rafraîchissant, qu’il soit intérieur ou extérieur, et pouvant servir de refuge accessible à tous gratuitement aux horaires proposés. Il s’agit d’espaces verts, de fontaines ornementales, de bornes fontaines, de bibliothèques, d’édifices religieux, de centres commerciaux, de musées, de sanitaires publics, de certaines résidence senior ou encore de traboules, ces passages piétonniers à travers des cours d’immeubles célèbres à Lyon. Plus de 600 lieux ont ainsi été identifiés, et représentés en pictogrammes de couleur sélectionnables sur la carte, avec pour chacun d’entre eux des bulles contenant diverses informations d’accessibilité.

Captures d’écran de l’application (source : http://cartes.lyon.fr/adws/app/6f9b75c7-54cc-11e7-b18b-69f829fb2e01/index.html#/close).

A qui cela s’adresse-t-il ?

L’objectif est d’inscrire la démarche au sein du plan Climat Energie Territorial de la Métropole lyonnaise, et par conséquent de proposer des solutions d’adaptation, en l’occurrence à des épisodes caniculaires, à la population locale. Selon l’adjointe au maire à la Préservation et au Développement du Patrimoine Immobilier, il s’agit de prendre conscience du changement climatique : « D’ici 2100, les prévisions les plus pessimistes parlent de 28 jours de canicule par an [en 2003, lors de l’épisode récent le plus important, on en avait compté douze]. Il faut donc faire en sorte de pouvoir contrer cela et faire de Lyon un climatiseur urbain.

Mais l’opportunité était trop grande pour être laissée de côté, la carte possède également une dimension de valorisation patrimoniale.  En conséquence, les touristes sont aussi visés. En effet, plutôt que de voir ce projet comme une contrainte de conformité, la Ville de Lyon a saisi l’occasion pour mettre en avant son patrimoine, démontrant ainsi que l’on peut transformer une apparente menace, en opportunité de développement, et tout cela par le biais de la cartographie. Toujours selon la même adjointe au maire : « on peut visiter Lyon tout en restant au frais ! »

Visiter Lyon au frais (source : https://www.lebonbon.fr/lyon/news/a-lyon-une-carte-interactive-repertorie-les-lieux-frais-pour-fuir-la-canicule/)

 

Qui a conçu cette carte ?

La Ville de Lyon est bien entendu à l’origine du projet et de sa réalisation. Cependant, elle ne fut pas seule dans son entreprise, faisant intervenir une pluralité d’acteurs, tant interne, qu’externes. Un groupe d’étudiants en Aménagement du Territoire spécialisés dans les thématiques sanitaires de l’Université de Lyon 3 a notamment directement contribué à la réalisation de la cartographie.

Désormais identifiés, ces « lieux frais » pourraient maintenant être organisés pour former des « parcours » cohérents au regard de l’harmonisation des stratégies d’adaptation au changement climatique et de valorisation patrimoniale. Une fois de plus, l’utilisation d’outils cartographiques pourrait s’avérer indispensable !

 

Sources :

http://cartes.lyon.fr/adws/app/6f9b75c7-54cc-11e7-b18b-69f829fb2e01/index.html

http://www.20minutes.fr/lyon/2101255-20170707-lyon-600-endroits-o-mettre-frais-cas-grosse-chaleur

http://www.francetvinfo.fr/meteo/canicule/lyon-une-application-recense-les-lieux-frais_2275274.html

https://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Actualites/Ou-se-trouvent-les-600-lieux-frais-de-Lyon

https://www.radioscoop.com/infos/carte-canicule-decouvrez-600-endroits-ou-vous-rafraichir-a-lyon_137369

https://www.lyonmag.com/article/89201/la-ville-de-lyon-propose-desormais-une-cartographie-des-points-frais

https://www.lebonbon.fr/lyon/news/a-lyon-une-carte-interactive-repertorie-les-lieux-frais-pour-fuir-la-canicule/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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