Envie de Roquette SQL ? Passez voir API-AGRO, la plateforme OpenData sur les données agricoles !


Samedi 27 février, c’est le salon international de l’agriculture. Marguerite est une vache normande accompagnée de son éleveur. Un premier homme arrive près de Marguerite et demande  « Quelle race ? Quelle ferme ? Quelle alimentation ? Quelle provenance? ». L’éleveur lui répond, puis le premier homme enchaîne « Cela fera un très bon steak ». Un deuxième homme arrive et demande « Quelle race ? Quelle ferme ? Quelle alimentation ? Quelle provenance ? ». L’éleveur lui répond, puis le deuxième homme enchaîne « Cela fera un très bon shape».

Bon certes, actuellement on est loin du shape, mais nous sommes sur la bonne voie. En effet, depuis le 10 février 2016, le portail OpenDon…Data API-AGRO spécialisé dans les données agricoles a ouvert ses portes. Débuté en 2013, ce projet dirigé par la Réseau Numérique & Agriculture de l’ACTA (Association de Coordination Technique Agricole) comprend actuellement 10 jeux de données libres, mais le portail dispose d’un accès restreint pour les données plus sensibles. Comme dans API-AGRO il y a API (merci Sherlock), une part importante est consacrée aux développeurs avec la possibilité d’incorporer les données dans des… API (tu es de retour Sherlock). Le tout a été développé sous l’interface d’OpenDataSoft, de plus en plus populaire dans le milieu.

 

La plateforme API-AGRO. Capture d’écran personnelle.

 

Si vous lisez ceci, c’est que le début de l’article vous a un minimum intéressé, et je vous en remercie. Cependant, si vous êtes observateur, et je sais que vous l’êtes, vous devez vous dire « oh mais il se fout un peu de notre tronche le Loïc, il nous fait un article sur un portail OpenData qui ne dispose que de 10 données, qui plus est, aucune ne sont des données SIG, sur un blog de géomaticiens en plus ! ». Ce à quoi je répondrais « ta gu… » euh non pardon, je répondrais « et bien mon petit Sherlock (décidément), déjà il ne faut pas oublier que le portail n’est ouvert que depuis deux semaines (nous sommes le 26 février, pour toi Marty McFly) et qu’il faut laisser le temps d’intégrer de nouvelles données, car si Rome ne s’est pas faite en un jour, il en va de même d’API-AGRO (la comparaison n’est pas exagérée). Mais surtout, les données agricoles sont soumises à une politique un peu spéciale de la propriété intellectuelle. » . Je m’explique.

Marguerite est inquiète

 

Marguerite est depuis devenue Marguerite.xls. La question que l’on se pose est la suivante : à qui appartient marguerite.xls ? Eh bien, c’est compliqué. Les données agricoles ne rentrent pas dans les conditions de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés). Du coup, le cadre juridique est aux abonnés absents pour ces données. A qui appartiennent-elles ? Aux agriculteurs, aux industriels, aux fabricants des machines qui collectent ses données ? Le flou est persistant et l’Europe se montre en retard par rapport aux Etats-Unis concernant ce problème. A l’heure de l’OpenData et du Big Data, il y a un réel manque législatif concernant ces données. Si vous désirez en savoir plus sur ce problème, vous pouvez lire ces deux articles récents, ici et .

La plateforme API-AGRO semble donc arriver au moment où l’agriculture est rentrée dans une nouvelle ère, celle du numérique. Cela inclue donc la prise en compte de nouvelles problématiques, dont celle de la propriété de la donnée. Marguerite n’est pas encore un shape, les roquettes SQL devront attendre encore un peu, mais les premières bases sont là.

Sources :

https://plateforme.api-agro.fr

http://www.usine-digitale.fr

http://www.lafranceagricole.fr

 

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