L’empreinte écologique des habitants de l’île de France diminue


Depuis 2004, l’institut de l’aménagement et de l’urbanisme de l’île de France mesure l’empreinte écologique. L’empreinte écologique peut se définir par « la mesure de la pression exercée par l’homme sur l’environnement ». Elle vise à obtenir l’écart entre la bio-capacité d’un territoire et l’impact de l’empreinte humaine, ce qui se traduit par la quantité de déchets rejetés par l’homme calculés en hectare. L’empreinte écologique représente la surface nécessaire à une population pour satisfaire à sa consommation en ressources, mais aussi sa capacité à « l’absorption» des déchets. Ces déchets ont été classés en cinq catégories : la mobilité, la consommation alimentaire, le logement, les services et les biens.

Ainsi, le tableau ci-dessous montre la répartition de l’empreinte écologique en île de France et sur le territoire français en 2004 et 2014.

Empreinte écologique de 2004 à 2014 pour la France et la région île de France

En 2004, un habitant d’île de France dépensait en moyenne 5,17 hag/hab/an alors qu’en 2014 ce chiffre est autour de 4,81 hag/hab/an .
Bien que, l’empreinte écologique de l’île de France soit supérieure à la moyenne française de 4,66 hag/hab/an en 2014, on note une diminution en par rapport à 2004. Les principaux domaines de consommation des franciliens sont l’alimentation, les biens et les services. Les économies réalisées viennent des logements et des transports par rapport au reste de la France en 2014.
Cette différence, entre l’Ile de France et le reste de la France, s’explique par des revenus plus élevés 20% de plus pour l’Ile de France, permettant aux habitants de consommer davantage , dans les biens, les services ou encore de prendre des repas plus fréquemment à l’extérieur de leur domicile. Les transports en communs sont plus utilisés en Ile de France avec une augmentation des deux roues dans la capitale. Les nouveaux moyens de communication comme les video-conférences sont plus utilisés par les entreprises ce qui réduit l’impact énergétique des transports. Concernant les logements, la consommation est moins élevée, car les surfaces sont réduites. Aussi dans ce domaine la part française est plus élevée que celle de l’île de France.
L’empreinte écologique a été également mise en place sur un échantillon de la population pour observer en détail les dépenses énergétiques des ménages.

Détail de l'empreinte écologique pour 5 types de ménages en Ile de France

Cette étude montre que ce sont les ménages comptant 4 individus, en habitation individuelle et située dans la grande couronne, qui consomment le moins. Les retraités font également partie des usagers consommant peu. Au contraire, les cadres, les professions libérales et les personnes seules en logement collectif dans Paris sont les plus grands consommateurs énergétiques.

Globalement on constate une avancée et une prise de conscience des habitants sur leur consommation générale, sur l’impact environnemental. Cette diminution est le reflet d’un changement de comportement mais également des efforts menés par la ville pour diminuer cette consommation. Ce changement des habitudes se note par exemple dans le développement des sites internet de transports collectifs ou encore dans l’augmentation des colocations. Toutes ces mesures ont donc un impact direct, à court terme, sur la réduction de la pression exercée sur l’environnement. Néanmoins ce chiffre reste à nuancer, car l’impact environnemental est à l’heure actuelle alarmant et irrémédiable. Même si ces données sont en baisse pour l’île de France cela ne signifie pas que la pollution diminue, elle reste encore très importante sur cette zone.

Sources :

http://www.iau-idf.fr/fileadmin/NewEtudes/Etude_1209/NR700_web.pdf
http://www.iau-idf.fr/savoir-faire/nos-travaux/edition/une-amelioration-continue-de-lempreinte-ecologique-moyenne-des-franciliens.html
http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/10/16/l-empreinte-ecologique-des-franciliens-s-allege_4791102_3244.html