Trouver du travail aux Etats-Unis ? C’est facile avec un SIG 1


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Plus de 600 000 actifs américains font, chaque jour, 50 kilomètres soit 1h30 de trajet pour se rendre sur leur lieu de travail, ce sont les « méga-navetteurs ». Grâce à une récente étude sociologique par le doctorant Robert Manduca, la territorialisation géographique de l’emploi aux Etats-Unis fouette les nombreuses idées reçues. Son étude s’est élaborée grâce à un panel innombrable de données longitudinales grâce aux données employeurs-employés par le US Census Bureau.

Sa cartographie consciencieuse détaille chaque emploi par un point puis par un découpage en couleur pour les natures différentes. En rouge, ce sont les emplois dans le domaine commercial et la fabrication industrielle, pour les services professionnels ils sont en bleu, en vert les emplois dans le domaine éducatif et relatif au gouvernement, et en jaune pour l’hôtellerie. Pourtant, manque à l’appel tous les emplois fédéraux par manque de données, et tous ceux dans l’Etat du Massachusetts, seul Etat d’ailleurs qui n’a pas voulu diffuser ces informations. Cette application devrait servir à tous les travailleurs américains, pour la recherche d’un travail d’une part puis pour les jobs créateurs d’économie d’autre part.

« Je suis d’ailleurs surpris par ces emplois qui sont tant diffusés dans l’espace, […], même avec la croissance des banlieues ces cinquante dernières années, les centre-villes restent le lieu privilégié pour la concentration d’emploi. En banlieue, tous les emplois sont concentrés près des autoroutes ou dans des parcs de bureaux. Mais la réelle question est pourquoi de si grandes villes concentrent si peu d’emplois ? », R. Manduca.

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Cette étude sociologique pointe le doigt sur les transports employés/lieux de travail qui sont toujours de plus en plus longs. En plus de ces « méga-navetteurs », plus de 10 millions d’Américains voyagent chaque jour plus de deux heures pour aller travailler, d’après une étude du Bureau de recensement en 2013. Ces temps de trajets peuvent impliquer sur le long terme, un manque de motivation et d’optimisation, une augmentation de la fatigue, une perte d’énergie, une augmentation de la pression artérielle, du cholestérol et un risque de dépression. Pour 40% d’entres eux d’ailleurs, le risque de divorce est beaucoup plus élevé !

Avec le développement des zones résidentielles dans les banlieues des grandes villes américaines, ce sont les minorités et les classes les plus pauvres qui ont vu leur temps de trajet diminué de 7 à 3%. De plus en plus, la banlieue devient attrayante pour les travailleurs à bas salaires même si l’étalement urbain ne propose que des emplois nécessitant un petit niveau d’étude.

Source: http://magazine.good.is/infographics/mapping-job-sprawl-in-america