Une carte des espaces aériens interdits.


Même en volant à plus de 10km d’altitude les avions sont tributaires des questions géopolitiques. Le crash du vol de la Malaysian en juillet 2014 et celui de Metrojet le 31 octobre ne sont malheureusement que les plus récents témoins d’une longue série de catastrophes aériennes directement imputables au contexte géopolitique parmi celles-ci le vol de la Korean Airline abbatu par les forces armées soviétiques en 1983.

Aussi en réponse à la menace la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) publie et actualise une liste de pays interdits ou déconseillés de survol à destination des transporteurs aériens français. L’International Civil Aviation Organization (ICAO) regroupe aussi les information des différents organismes membres (DGAC, FAA…) en rapport avec les zones de conflits.

Le magazine Le Nouvel Observateur a réalisé la carte interactive ci dessous permettant de mieux comprendre les restrictions imposées aux transporteurs aériens français. On peut constater que le Sinaï ou s’est crashé le vol de Metrojet vraisemblablement victime d’un attentat n’a pas encore été ajouté par les autorités.

Toutefois l’Egypte a augmenté l’altitude minimale de survol au niveau de vol 230 (23 000 pieds ou 7 000 mètres) au lieu du niveau 110 (11 000 pieds soit 3300 mètres). Toutefois le vol de Metrojet volait à son altitude de croisière de plus de 9000 mètre. On peut d’ailleurs voir sur le tweet ci dessous le replay du vol enregistré par les recepteurs de flightradar24

Toutefois les compagnies aériennes peuvent elles aussi prendre l’initiative d’arrêter le survol de certaines zone, on se souvient de la polémique qui a suivi le crash du vol MH17 et l’interrogation sur la non interdiction de survol de l’Ukraine et plus particulièrement de la Crimée. On avait alors appris que plusieurs compagnies avaient de leur propre initiatives arrêté le survol.

Sur cet autre tweet de @flightradar24 on voit que le trafic aérien au dessus du Nord Sinaï est inexistant au lendemain du crash.

Même si l’enquête semble s’orienter vers une bombe placée à bord et non à un missile comme certains pouvaient le penser, cesmesures de sécurité semblent indispensables pour la sureté du transport aérien même si elles engendrent un temps de vol plus long et une consommation de carburant accrue. Du travail en perspective pour les géomaticiens et les autorités aéronautiques du monde entier qui ont la lourde tache de mettre à jour ces données dans une partie du monde ou les conflits sont nombreux et aux limites incertaines.

Sources : 

https://twitter.com/flightradar24?lang=fr

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20151102.OBS8707/carte-zones-interdites-de-survol-le-casse-tete-des-compagnies-aeriennes.html

http://www.20minutes.fr/monde/1726943-20151109-zones-interdites-survol-france http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/04/03/01016-20150403ARTFIG00353-la-multiplication-des-conflits-oblige-les-compagnies-aeriennes-a-se-derouter.php

DGAC

ICAO      

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