L’urbanisme open source, une nouvelle démarche pour améliorer les smart cities ?


La smart city ou ville intelligente, un concept unique qui vise à améliorer la qualité des services urbains tels que (services automobiles, travail à distance …) et en réduire les coûts.

L’ensemble des villes considérées « intelligentes » ne le sont pas suffisamment, car les fonctionnalités numériques sont basées sur un contrôle centralisé, alors il y a une nécessité « d’urbaniser » ces villes pour les rendre plus complètes et plus ouvertes.

Par exemple, les voitures conçues pour rouler vite, sur de longues distances et sur des terrains difficiles, en sont réduites à avancer à une allure d’escargot quand elles arrivent dans une ville encombrée.

C’est la réponse de la ville “hackée”[1], qui force la voiture à adopter un mode de conduite pour lequel elle n’a pas été conçue. Et les industriels, entendant cette voix de la ville, ont développé de petites autos qui se meuvent et se garent plus facilement.

Dans un cas concret, le modèle des villes intelligentes proposé par Cisco Systems rate l’opportunité d’urbaniser les technologies qui la mobilise et cherche futilement à éliminer l’incomplétude de ses villes et l’un des inconvénients c’est que les villes intelligentes représentent des systèmes fermés et cela les rendra obsolètes dans le futur proche.

Un urbanisme « Open Source » que cela signifie ?

L’open source est un outil indispensable pour améliorer les villes intelligentes et les rendre encore plus performantes et plus « ouvertes » parce que la technologie et le numérique permettent d’assurer la garantie de nouvelles connaissances et expériences aux citoyens, c’est une initiative qui encourage les habitants à investir dans les technologies.

Les domaines électroniques interactifs nous offrent un appui par le biais d’environnements complexes disposant de variables pas toujours techniques qui pourraient être exécutés par des comportements sociaux particuliers.

Ces écosystèmes sont un exemple concret de l’aspect technologique et open source d’une ville intelligente car ils délivrent une infrastructure que l’on peut utiliser et étudier avec confiance.

Différentes initiatives de villes libres et open source.

Mouans-Sartoux :  Une ville disposant d’un peu plus de 10 000 habitants, située dans la vallée Grassoise.

C’est une commune qui a marqué son autonomie et son indépendance depuis le Moyen Âge. Depuis les années 1960, elle a créé de nombreux projets et d’infrastructures permettant de diminuer l’étalement urbain et le mieux vivre ensemble au sein du territoire.

Ces projets sont aujourd’hui documentés pour en favoriser la pollinisation par une approche originale fondée sur l’open source et les innovations numériques.

Movilab[2] associe Mouans-Sartoux comme territoire pilote d’expérimentation et la ville est considérée comme un laboratoire ouvert pour construire la méthodologie Movilab. Cet observatoire de l’alimentation durable poursuit l’objectif de rendre l’expérience de la ville accessible en open source dans une logique de base apprenante pour tous.

Est-ce qu’on craint un phénomène de récupération de l’urbanisme open source comme il a été constaté avec l’open data, l’open innovation… ?

Il y a de fortes chances qu’un phénomène pareil puisse se produire mais l’urbanisme open source a pour but de donner la possibilité aux différentes villes de luter contre ce genre de récupération.

 

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[1] Pendant l’édition 2018 de re:publica : l’artiste, économiste et activiste allemand Lars Zimmerman défendait ainsi son projet The City is Open Source: “le hacking a pour objectif de donner une toute nouvelle raison d’être à un système en y apportant quelques modifications mineures. En réinventant l’usage de ce qui est déjà là. Cela pourrait être un moyen de transformation durable, à la fois économiquement et écologiquement.” Hacker sa ville, c’est en altérer les composantes pour qu’elle serve mieux ceux qui l’occupent.

[2] Movilab est un dispositif d’incubation visant à mettre en place des laboratoires de modes de vie durables « in vivo » en partenariat avec des territoires pilotes d’expérimentation. Movilab qui tend de devenir à terme une marque collective, se fonde sur la combinaison du « libre (open source) et durable », et s’appuie sur l’innovation sociétale que l’on voit en pratique dans les Tiers Lieux (p.ex FabLabs, espaces de coworking ou EPN) ou dans les modèles collaboratifs sur Internet et dans la vie courante, tout en leur donnant un but qui est la conversion vers des modes de vie durables par l’expérimentation et l’exemple.

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BIBLIOGRAPHIE

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