Comment un Système d’Information Géographique contribue t-il à la prévention d’un phénomène : L’exemple du virus Ebola au Sénégal en 2014


Carte 1 : Géographie de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest

Introduction

Découvert en 1976 dans les localités de Yambuku et Nzara, situées respectivement au Nord de la République démocratique du Congo (RDC) et du Sud Soudan, le virus Ebola avait ciblé cinq pays de l’Afrique centrale (RDC, Congo, Gabon) et orientale (Soudan, Ouganda).

En 2014 son apparition en Afrique de l’Ouest a suscité beaucoup d’inquiétudes à la communauté internationale (OMS). Mais aussi au sein même des différents Etats d’Afrique.

C’est en mars 2014 en Guinée que le virus Ebola a fait sa première apparition en Afrique de l’Ouest. Aussitôt après, cette épidémie s’est largement répandue dans les autres régions d’Afrique de l’Ouest comme la Sierra Léone, le Liberia, le Mali, et le Nigéria.

Pour faire face à la propagation rapide de cette maladie, le Sénégal opte de mettre en place un Système d’Information Géographique (SIG) en vue de contribuer à la prévention du virus Ebola et de protéger ses frontières face à la propagation de cette épidémie.

1.1 – La propagation du virus Ebola

En août 2014 le Ministère de la Santé du Sénégal confirme pour la première fois la présence du virus Ebola à l’intérieur du territoire national. Le virus Ebola vient ainsi de pénétrer à l’intérieur du pays en raison d’un étudiant guinéen qui avait échappé aux contrôles sanitaires de son pays.

Dès lors, un impressionnant dispositif est mis en place par le Gouvernement sénégalais en collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour stopper la propagation de cette maladie meurtrière à l’intérieur du pays. Malgré cette stratégie mise en place par les autorités étatiques du pays, la menace restait persistance du fait de la porosité des frontières entre le Sénégal et ses pays voisins (Guinée, Mali).

En revanche pour lutter efficacement contre cette maladie, le Sénégal avait besoin de disposer suffisamment de données et d’informations pertinentes afin d’alerter et de se protéger contre la propagation de cette maladie. Face à cela, la mise en place d’un SIG s’avérait très utile aux yeux des autorités sénégalaises afin de contribuer au renforcement du dispositif de prévention et du suivi de la maladie grâce à des informations géospatiales ou localisées.

1.2 – Le SIG, un système qui permet de lutter contre un phénomène spatial

Carte 2 : Localités exposées aux risques de contamination de par leur proximité aux axes routiers (Source : GeoSenegal).

 

Le Système d’Information géographique (SIG) par essence a pour but de mieux aider à la prise de décisions.  Il permet de mieux comprendre les phénomènes spatiaux et d’informer les populations face à une éventuelle situation.

Dans cette perspective  le Sénégal lance une étude dans la zone frontalière avec les pays affectés par la maladie. En revanche cette étude est réalisée dans les départements de Vélingara, Kolda, Médina Yoro Foula, Kédougou et Goudiry. Ces départements sont tous des localités situées à quelques encablures des pays limitrophes du Sénégal.

En effet la production de cette carte (carte 2) est facilitée par l’utilisation des fonctionnalités qu’offrent les logiciels de SIG. En revanche cette carte est utilisée pour identifier les potentielles zones exposées aux risques de contamination de la maladie. La mise en place de « SIG-EBOLA » a permis la centralisation des données de SIG utiles à la prévention de cette maladie.

 

Sources: 

http://www.geosenegal.gouv.sn/?Mise-en-place-d-un-Systeme-d

https://journals.openedition.org/espacepolitique/3467

https://www.scienceshumaines.com/ebola-le-senegal-et-le-nigeria-exemplaires_fr_35772.html

 

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