Quand le SIG revitalise la gestion des cimetières


Les SIG ont parfois des applications méconnues, et c’est le cas des cimetières. Les SIG permettent pourtant la réalisation d’excellents outils de gestion et de suivi des concessions funéraires. Alors, pourquoi le SIG révolutionne-t-il la gestion de ces espaces ?

 

1. Les cimetières : des villes endormies

Si les SIG s’imposent comme des outils pour la gestion des espaces funéraires c’est que ces lieux pressentent certaines similitudes avec la ville. Les concessions sont des emplacements dans le cimetière et s’apparentent à une moindre échelle au foncier. Ils reprennent un schéma spatial similaire mais les « propriétaires » n’en possèdent que l’usage et généralement sur une durée limitée. Par ailleurs l’organisation d’un cimetière ressemble parfois à celle d’une ville, on y trouve des allées et l’espace y est segmenté comme peuvent l’être les quartiers. On y retrouve parfois les mêmes inégalités socio-économiques. Et si les cimetières sont des lieux un peu a part entière des villes, ils sont un lieu de passage incontournable pour ses habitants…

 

Analyse thématique Geocimetiere

Exemple d’analyse thématique (Source Geo-soft.fr, logiciel GeoCimetiere)

 

2. La gestion des cimetières renaît avec les SIG

Les SIG et leurs outils offrent de larges opportunités en matière de gestion des espaces funéraires. Tout d’abord il faut comprendre qu’un cimetière est un espace en constante évolution. En effet les concessions peuvent être renouvelées, comme des emplacements peuvent être crées ou supprimés suivant l’aménagement du lieu. Ainsi non seulement le SIG permet de localiser les emplacements mais il permet aussi d’y accoler des données comme la date d’attribution, la durée de la concession et une photo de la concession. C’est aussi une manière de suivre également la régularisation et l’occupation du sol par les acquéreurs. Si la gestion du cimetière renaît c’est que l’utilisation de l’informatique permet entre autres l’automatisation des relances et la recherche de personnes décédées. Ces outils sont donc autant utiles aux gestionnaires qu’à l’entourage du défunt.

 

Extrait vidéo d’une application développée par O MULTIMEDIA (Youtube, postée 12/2012)

3. Vers le cimetière 2.0 ?

Les cimetières sont aujourd’hui des espaces relégués dans la ville, pour des raisons qui mêlent le social, la psychologie et le sanitaire. L’avènement du numérique en ville est peut-être l’occasion de repenser la place des cimetières dans notre monde urbain. Cette reconnexion du cimetière par le numérique offre une large palette de possibilités. En effet les différentes entreprises de ce marché proposent déjà d’améliorer l’accessibilité du lieu via des portails web. D’autres permettent même de retrouver son chemin et une tombe géolocalisée (‘1’, voir source). Dès lors en recomposant la ville avec le cimetière, il est peut-être temps de réfléchir à une nouvelle intégration de ce lieu dans son espace urbain. Soulignons notamment le fait que les espaces funéraires sont des lieux calmes, des îlots de fraîcheur, des espaces de biodiversité et des lieux de sociabilités insoupçonnées…

A noter que ces applications s’appuient généralement sur des photos aériennes prises par un drone ou des photos satellites lorsque la résolution et l’actualisation le permettent.

 


Source : 

http://www.numerique47.fr/services/systemes-dinformation-geographique/ (Image principale)

https://www.lci.fr/societe/reseau-social-pour-defunts-tombes-geolocalisees-5-nouveautes-insolites-et-connectees-pour-la-toussaint-2010472.html (‘1’) tombe géolocalisée

http://www.geojura.fr/index.php/les-avantages

https://www.amj-groupe.com/geocimetiere-logiciel-sig-de-gestion-des-cimetieres/

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F31001 Concessions : définition, législation

https://www.geo-soft.fr/logiciels-sig/geocimetiere-logiciel-sig-de-gestion-des-cimetieres/

http://www.demainlaville.com/repenser-cimetieres-urbains/

https://www.villes-internet.net/articles/59f87708e52ba7669a2c0326 

http://www.archcalc.cnr.it/indice/Suppl_3/08-buccio.pdf  CONSTRUCTION D’UN SIG POUR L’ÉTUDE D’UN CIMETIÈRE:
L’EXEMPLE DE MORTEFONTAINE (AISNE) 2012

 

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