La cartographie de l’opinion : Monsanto dans l’illégalité?


C’est l’actualité de ces dernières semaines : Monsanto aurait fiché des individus ou plus précisément des influenceurs mondiaux selon leur avis sur les pesticides et notamment le glyphosate. Ce pesticide en particulier a fait beaucoup parler de lui récemment un possible renouvellement de son utilisation ou non mais aussi sur le rapport parlementaire rapporté par le sénateur Pierre Médevielle, et ses propos lors d’un entretien avec au groupe La Dépêche du Midi: « Le glyphosate est moins cancérogène que la charcuterie ou la viande rouge qui, pourtant, ne sont pas interdites. »

Mas tout d’abord, pour rappel, Monsanto est une multinationale de plus de 100 ans spécialisé dans l’agrochimie (pesticide, herbicide,…) et dans les semences puisque qu’il est le leader mondial des semences.

Infographie sur Monsanto issu du Figaro

Mais Monsanto est aussi connu pour les scandales qu’ils engendrent. Le plus récent concerne donc le glyphosate et une cartographie ainsi que des données sur les opinions des influenceurs sur ce produit. Des notes leur auraient été attribué entre 0 et 5 en fonction de trois paramètres:

  • leur soutien à Monsanto
  • leur niveau d’influence
  • et leur crédibilité

Encore, dans un autre document relevant de l’hypothèse, les influenceurs seraient répertoriés en 4 groupes :

  • allés de Monsanto
  • potentiels alliés à recruter ou influencer
  • influenceurs à éduquer
  • et ceux à surveiller

Par exemple, Ségolène Royal aurait été fichée comme étant à « isoler ». Ce résultat provient de la note qu’elle a obtenu dans les paramètres. Une telle pratique est courant et même normale, notamment la cartographie par les lobbys des opinions. En effet, la cartographie permet de cibler type un public dans le cadre d’une publicité par exemple. Mais dans le cas de Monsanto, la pratique est illégale car elle cible des individus très précis et ne serait pas conforme aux nouvelles règles de protection des données.

Dans la suite de cette affaire, Monsanto et donc certains de ces employés/chefs peuvent risquer jusqu’à 300 000 euros d’amende et 5 ans de prison. Il ne reste plus qu’à voir jusqu’où cette affaire ira.

Bibliographie:

_ Delmas Jean-Louis, Fichier Monsanto: La «cartographie d’opinions», une pratique très répandue à la limite de la légalité, 20minutes, le 10 mai 2019, en ligne:

https://www.20minutes.fr/societe/2515155-20190510-fichier-monsanto-cartographie-opinions-pratique-tres-repandue-limite-legalite

_ l’Opinion, Glyphosate: Monsanto aurait illégalement fait ficher des influenceurs, le 10 mai 2019, en ligne:

https://www.lopinion.fr/edition/politique/glyphosate-monsanto-aurait-illegalement-fait-ficher-influenceurs-186563

_ France Info, Glyphosate : ce que contient vraiment le rapport parlementaire controversé, le 16 mai 2019, en ligne:

https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/glyphosate/glyphosate-ce-que-contient-vraiment-le-rapport-parlementaire-controverse_3444081.html

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