Parkings et zones délaissées : un fort potentiel pour le développement du photovoltaïque


En avril 2019, est paru un rapport de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), sur l’évaluation du gisement relatif aux zones délaissées et artificialisées propices à l’implantation de centrales photovoltaïques. Ce rapport rentre en accord avec les objectifs de la loi de transition énergétique pour a croissance verte (LTECV) de 2015.

Au travers de cette loi, la France s’est fixée comme but que sa production en énergie renouvelable couvre 32 % de la consommation énergétique d’ici 2030. Pour ce faire, les filières solaires et en particulier la filière photovoltaïque, qui jouit d’une forte croissance depuis 2009, se présentent comme une des solutions les plus appropriées.

Cependant, si les centrales photovoltaïques peuvent être un des moyens clé pour atteindre ces objectifs, le développement de tels projets demande une consommation d’espace importante. C’est en cela, que les zones délaissées (friches industrielles, tertiaires, commerciales, autres sites pollués et délaissés – friches agricoles exclues) et les parkings constitues un enjeu majeur. C’est en envisageant la reconversion de ces espaces pouvant accueillir des installations au sol et dont la concurrence d’usage est faible ou quasi-inexistante, que l’ADEME aborde cette problématique.

En fusionnant les bases de données BASOL (sites pollués), BASIAS (anciens sites industriels) et BD TOPO® IGN (parkings), l’ADEME va dans un premier temps constituer un inventaire de ces sites. Par la suite, une analyse poussée en fonction de contraintes technico-économiques et administratives, va permettre de définir la faisabilité d’un projet photovoltaïque sur ces sites. Ainsi, 4 degrés de contraintes ont été définis par l’ADEME : rédhibitoires ; handicapante léger ; handicapante moyen et handicapante lourd.

Au total, sur 300 973 sites identifiés au départ, seulement 17 764 ont été détectés comme propices à l’installation d’une centrale photovoltaïque, avec une répartition relativement uniforme sur l’entièreté du territoire français. Toutefois, de fortes concentrations sont à observer en Iles de France, en Gironde et dans les départements industriels du Nord et de l’Est.

 

Sources : rapport final évaluation du gisement relatif aux zones délaissées et artificialisées propices à l’implantation de centrales photovoltaïques. Avril 2019

 

Selon les estimations de l’ADEME, ces lieux particulièrement propices au déploiement du photovoltaïque pourraient produire environ 53 GWc (gigawatt-crête). Ces sites sont répartis à 93 % sur les zones délaissées (49 GWc) et à 7 % sur les parkings (4 GWc). Ce potentiel estimé représente six fois la puissance photovoltaïque actuellement installé en France. Cela dit, il reste encore très théorique, car d’une part, seulement 70 % des sites existants ont pu être localisés via cette étude et d’autre toutes les contraintes existantes et pouvant générer un frein n’ont pas été prise en compte dans la sélection. Comme exemple l’on retrouve, les Plans Nationaux d’Action (PNA), les plans de prévention des risques miniers (PPRM), les zones d’appellation d’origine protégée (AOP)).

Pour conclure nous pouvons déjà affirmer que le photovoltaïque possède un avenir prometteur compte tenue de ces premières estimations et pourrait vraisemblablement prendre une place considérable dans le bouquet énergétique de Français.

 


Sources :

 

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