Un nouveau système de drone pour récolter des données sur les fonds marins


Les drones ne se situent pas que dans les airs. En effet, ils sont aussi utilisés pour récolter des données sur les fond marins. Par exemple, en Juillet 2019, le drone Aster X a permis la découverte du sous-marin La Minerve au large de Toulon, dans la mer Méditerranée.

La société Hélicéo a créé un drone bathymétrique. La bathymétrie correspond à une science  » qui sert à étudier les profondeurs marines, les lagunes ou même les cours d’eau. Elle permet de déterminer la topographie subaquatique d’un plan d’eau avec une très haute précision. On l’utilise pour réaliser des relevés destinés à sécuriser la navigation de surface ou sous-marine, des mesures de stocks sous eau ou de niveau d’envasement, des relevés de lit de rivière mais aussi dans le monde des carrières.  » (Hélicéo, n.d.)

Bathymétrie de 1995 de l’estuaire de la Vilaine

Ce type de drone est intéressant puisqu’il permet de sécuriser et d’étudier les cours d’eau (fleuve, rivière,…) et les étendues d’eau (lac, étang,…). Ce drone embarque avec un outil essentiel : le sonar. Le sonar fonctionne de la manière suivante:

  • Premièrement, on envoie des ondes sonores dans l’eau via un transducteur (le sonar est équipé d’un transducteur et d’un echosondeur). Le transducteur permet de convertir des signaux électriques en ondes sonores et inversement.
  • Ces ondes sont ensuite récupérées à l’aide de l’echosondeur qui va convertir les ondes en images.

Il existe trois types d’échosondeurs :

  • Un echosondeur mono-faisceau qui est peut être matérialisé sous la forme d’un échosondeur mono-fréquence ou bi-fréquence. L’echosondeur mono-fréquence donne une profondeur alors que le bi-fréquence en donne deux : celui du dépôt sédimentaire et celui du fond.

Drone produit par la société Hélicéo

Ces types de drones peuvent embarquer la technologie LIDAR et Side Scan : la technologie LIDAR correspond à une technique de télédétection par laser qui permet de cartographier en 3D un environnement précis tandis que la technologie Side Scan permet de récolter des images sous-marines avec une bonne résolution. Grâce à toute la technologie embarquée sur ces drones, nous pouvons récolter des données en grand nombre avec n’importe quel niveau de précision (du centimètre au mètre). De plus, ces drones sont légers et sont pilotables manuellement. Ils ne nécessitent qu’un seul opérateur alors qu’en règle générale, la récolte de données se réalise grâce à 3 opérateurs environ. On notera aussi que ces drones disposent d’un mode automatique pour une meilleur récolte des données. Le seul réel problème de ces drones réside dans la distance à laquelle il reste pilotable. Il semble évident qu’au milieu de la mer Méditerranée, l’utilisation d’un navire pour récolter des données sur les fonds marins serait une meilleure option.

Bibliographie :

_ GOUBERT Evelyne, LE GALL Romain, Assistance scientifique à la réalisation de recherches en sédimentologie dans l’estuaire de la Vilaine (Morbihan), Géosciences Marines et Université Bretagne Sud, Mai 2016, 34 pages, en ligne :

https://www.eptb-vilaine.fr/_BDU/20170120121832_GMGL_rapport_Vilaine_2016_BATHY.pdf

_ HELICEO, SuperBathy, drone bathymétrique, n.d., en ligne :

SuperBathy : drone bathymétrique

_ SIG MAG, Hélicéo, drone catamaran bathymétrique, n.d., en ligne :

https://www.sigtv.fr/Heliceo-drone-catamaran-bathymetrique_a1011.html

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