Qu’est-ce que les BIM, IoT, Télémétrie et CAD ont tous en commun ?


La transition du dessin en 2D à la modélisation en 3D avec référence d’objet et informations, prouve que l’ère de la technologie n’a pas encore atteint son paroxysme, avec notamment la modélisation des données du bâtiment (BIM) dont le processus se base sur des modèles 3D accompagnant toute la procédure du projet, de sa conception à sa réalisation, sauf que bien souvent cette avancée confronte divers défis changeants, dont certains sont de nature technologique. Sans parler du fait qu’il existe une hausse explosive du volume de données sur les projets, y compris de nouvelles méthodes de stockage et sauvegarde de l’information et des données, telles que les véhicules aériens sans pilote (UAV ou drones), les lasers, les géo-radars, et l’utilisation accrue de capteurs et de dispositifs de transfert de données sur Internet, l’Internet des objets (IoT). Comme ces données se présentent sous de nombreuses formes et tailles, des efforts continus sont déployés pour permettre leur interopérabilité, ce qui nous pousse par ailleurs à nous demander qu’est-ce que les BIM, SIG, IoT, BMS, la télémétrie et la CAO ont tous en commun ?

Pour commencer, quelques exemples pour mieux se saisir de la signification de l’« interopérabilité » : c’est quand votre ami vous envoie une invitation Google Agenda et que vous pouvez l’ouvrir sur Outlook ou quand votre architecte vous envoie une proposition de votre future maison et sur une plateforme commune vous pouvez faire directement vos modifications. C’est une chose nécessaire voire même importante qui, à l’aide d’un schéma fixe permet l’échange bidirectionnel de données entre deux applications conformes. Mais cela reste théorique, car l’approche se révèle peu fiable à la fois pour l’échange de données et le support bidirectionnel en raison de la conformité technique des grands éditeurs de logiciels et la complexité de la mise en place de tels outils. Cependant, sans l’interopérabilité, il existera un risque de tomber dans l’Internet des silos, car cela joue énormément sur la fiabilité de la donnée : son morcellement est le plus grand ennemi de sa valorisation. Aussi, l’indépendance de choix en sera considérablement réduite et le risque de monopolisation du marché est élevé.

Cependant nous pouvons apporter un élément de réponse à la question qui suppose l’intégration des données car celles-ci ne sont pas des données ordinaires et banales mais constituent des données géolocalisées. Dans le monde des SIG, de nombreux professionnels ont depuis longtemps saisi les avantages de la géolocalisation. Par ailleurs, en ingénierie, la géolocalisation a souvent été envisagée sous l’angle microscopique de l’actif en construction par rapport à lui-même, plutôt que par rapport au monde plus large ou à la vue de la ville.

Dans le cas où tout type de donnée peut être géolocalisée, à ce stade, certaines préoccupations se soulèvent encore, par exemple : que pourrions-nous faire de cette information ? Et comment l’état et la fiabilité des données affectent-elles sa capacité à être utilisées en toute sécurité et à quelles fins ? La figure suivante illustre différents types de données et leurs utilisations potentielles. Cela montre comment chaque partie de la vaste communauté impliquée dans l’environnement bâti et naturel a développé un écosystème adapté à ses besoins.

Par conséquent, devrions-nous peut-être nous préoccuper davantage de l’intégration des données, qui connecte un schéma de super ensemble pour permettre l’échange de toutes les données, quel qu’elles soient ? Peut-être ! Cela est particulièrement intéressant dans le domaine de l’ingénierie en raison de sa complexité et de la nécessité croissante d’intégrer d’autres données contextuelles à ses besoins et d’ajouter de la valeur opérationnelle et de service aux informations sur les actifs. Mais encore une fois une autre contrainte s’ajoute : celle de leur composante temporelle. Les données vieillissent à mesure que l’atout vieillit. Les données de compte-rendu sont très différentes des données de transfert, et les données de capteurs fournies par le monde émergent de l’IdO offrent une autre dimension.

Cela nous laisse avec une autre question fascinante : quelle donnée est correcte, et comment puis-je savoir que j’ai cette donnée devant moi pour résoudre mes problèmes ? Problème actuel ? La provenance et l’état des données sont deux concepts dont nous n’avons pas beaucoup entendu parler à ce jour.

 

Source : Traduit à partir de l’article paru sur GIM International – Auteurs : Ilka May et Mark Bew

[En ligne] : https://www.gim-international.com/content/article/what-do-bim-gis-iot-bms-telemetry-and-cad-all-have-in-common (Dernière consultation : 20/09/2019 à 17:28)

 

 

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