Les données urbaines : un moyen efficace pour le développement des Smart Cities


Le 10 Septembre 2019 à Nantes a eu lieu le Salon de la Data, l’occasion pour les acteurs concernés de réfléchir sur la protection, l’exploration et la diffusion des données récoltées chaque jour. La maîtrise des données (publiques ou privées et personnelles ou non) est en effet au cœur des projets de Smart City.

Qu’est-ce qu’une Smart City ?

Un smart city est un projet de ville intelligente dans laquelle la récolte de données est importante. Une gestion intelligente de l’eau et des déchets ainsi que des applications citoyennes de signalement sont au cœur des projets de Smart City. L’objectif est la production de données croissante quotidienne et la proposition d’une mise à disposition dans des systèmes d’Open Data.

La mise à disposition permet de mieux informer les citoyens et les faire participer à la prise de décision de la gouvernance urbaine afin d’améliorer le bien-être collectif dans la ville. On parle de système de « self data ».

Protéger les données et répondre à la loi Lemaire (loi informatique et libertés) et le RGPD (Règlement général sur la protection des données) est un but principal notamment pour la ville de Paris qui souhaite gérer les infrastructures physiques avec l’inauguration en Mai 2019 d’un Datacenter. Ce Datacenter permet ainsi de protéger les données mais aussi limiter leur diffusion sur d’autres serveurs.

Des acteurs privés demandés

La collectivité n’est pas la seule à observer les flux qui parcourent son territoire. Les pouvoirs publics désirent avoir des données d’acteurs privés de services urbains tels que les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) mais aussi Uber et Amazon par exemple. D’autres captent aussi les informations tels que les opérateurs téléphoniques, les fournisseurs d’énergie… ceux-ci sont des interlocuteurs directs pour les collectivités En effet, ces derniers produisent et collectent leurs propres données.

« Les associations, les urbanistes et toutes les structures qui créent des analyses récupèrent également des informations brutes et sont, de fait, des protagonistes intéressants » -François Gruson, Conseiller R&D pour Dassault Systèmes sur le projet de jumeau numérique de Singapour et de Rennes- 

Par exemple, à Nantes une charte métropolitaine de la donnée a été établi. Il s’agit d’un document co-construit entre acteurs locaux et acteurs privés afin qu’on ne différencie pas les données fournis par les uns ou les autres. La charte affirme quatre engagements sur la souveraineté des données, leur protection, la transparence et l’innovation. Cependant, cela pose des problèmes quant à la portée juridique du document.

Exemple de Toronto

A Toronto, un projet de quartier intelligent piloté par Sidewalks Labs filiale de Google a été pensé. Chargé d’établir les règles sur la protection des données car il n’y a pas de RGPD locale, Sidewalks Labs est aussi chargé de la protection des informations. La filiale propose des projets innovants, cependant le fait qu’ils soient porté par Google pose un problème car tout le monde n’a pas confiance.

Source : Conceptual image of Sidewalk Toronto. The Intercept- 13 Nov. 2018

 

Sources:

https://www.lagazettedescommunes.com/547984/smart-city-rassembler-les-donnees-en-vue-de-piloter-la-ville/

https://www.banquedesterritoires.fr/la-maitrise-des-donnees-urbaines-enjeu-central-de-la-smart-city

https://www.electrosteel.fr/docs/Donnees-Urbaines-Villes-Intelligentes.pdf

https://www.lebigdata.fr/smart-cities-big-data

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *