BIM + SIG = CIM


Le City Information Modeling (CIM) résulte de la combinaison de deux outils : le Building Information Modeling (BIM) et les SIG (Systèmes d’informations Géographiques). En outre, le CIM permet de modéliser en 3D l’ensemble des aménagements urbains. Comment se traduit concrètement cette innovation ? Quelles sont les limites à son développement ?

1. Un outil offrant de nombreuses possibilités

Si vous connaissez le jeu SimCity sorti en 1989, alors vous pouvez saisir les concepts des CIM. C’est en fait la combinaison entre les maquettes numériques des bâtiments (BIM) et la planification urbaine permise par les SIG. les entreprises proposant des services de CIM, déploie ainsi des proposition d’aménagements mais également des prévisions de gestion (patrimoniales et territoriales) à divers échelles. C’est donc un outil qui intervient en amont des travaux, au cours de ces travaux puis dans la gestion des bâtiments, quartiers voire territoire.

Cela permet notamment de concevoir des bâtiments en accord avec l’environnement urbain. On peut par exemple mieux cerner les accès possibles des bâtiments en fonction du trafic, cibles les façades à insonoriser en fonction des alentours. En terme de gestion, lier BIM et SIG permet une meilleur gestion de l’approvisionnement énergétique. Si l’on parle de rénovation, le CIM permet de concilier la logistique d’approvisionnement des matériaux en lien avec les emplois du temps des différentes parties prenantes.

Une courte vidéo pour saisir l’intérêt des CIM :

Lien de la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=uqRXNBTtYMA#action=share

 

2. Des limites au développement du CIM

Tout l’enjeu de cette innovation est donc l’interopérabilité entre des fichier BIM et des fichiers SIG. Un problème technique se pose alors. Les éditeurs des logiciels BIM et SIG ne maîtrisent pas les mêmes technologies. Mais cela change peu à peu (partenariat entre Autodesk et esri en novembre 2017).

La principale entrave au développement des systèmes CIM dans la gestion et la planification urbaine se situe au niveau des acteurs de la construction urbaine. Il y a une connaissance inégale entre les acteurs de la construction, qui freine donc leur application. Certaines bases de données incomplètes sont également des limites dans la promotion des outils CIM.

Toutefois, tout est réalisable si les acteurs sont suffisamment impliqués. Nous collectons assez de données, exploitables en l’état. Comme le résumait Euan Mills, dirigeant du pôle de planification digitale au sein de Connected Places Catapult :

« We’ve got over 40 billion connected devices worldwide. We’re collecting more data than we’ve ever collected before and with all this data and all this processing power we now have incredibly smart computers. Meanwhile, with all this amazing new technology, the way that we plan cities is still firmly stuck in the 20th Century.« 

 

Sources :

Bim In Motion : https://www.biminmotion.fr/blog/bim-et-sig-lalliance-pour-le-city-information-modeling-cim

Citae : https://www.citae.fr/actualites/le-cim-une-nouvelle-dimension-du-bim/

Arcadis : https://www.arcadis.com/fr/france/perspectives/2018/city-information-modeling-beaucoup-de-promesses-mais-il-reste-du-chemin-a-parcourir/

Constructible : https://constructible.trimble.com/construction-industry/next-in-bim-city-information-modeling-cim

 

 

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