Le projet Loon


 Une drôle de découverte

J’ai découvert le projet Loon à travers des cartes. En effet, par un jour de beau temps à scruter le ciel bien vide, un avion passe au dessus de moi. Interpellée par sa venue  dans les conditions de confinement je m’amuse à regarder sur l’appli Flight Radar où il va . Le suivant vers sa destination aux Etats-Unis. Explorant la carte dans les environs je tombe sur ces drôles d’épingles dans la mer des caraïbes et au Pérou.

En cliquant dessus je découvre le projet Loon. Personnellement je n’en avais jamais entendu parlé et encore moins vu représenté sur des cartes.

Qu’est ce ?

C’est un projet de la société X ( ancienne branche de recerche de Google qui a été rachetée par la suite) et qui vise à apporter internet aux territoires les plus reculés du monde. En effet, plus d’un tiers de la population mondiale ne dispose pas d’un accès à internet. L’idée est d’utiliser des ballons stratosphériques gonflés à l’hélium souvent utilisés pour les relevés météo ou les agences spatiales.

Cette initiative est également soutenue en outre du co fodateur de google par le CNES (l’agence spatiale française).Elle est en effet une des spécialistes mondiales de la conception, de la fabrication et des données scientifiques des ballons atmosphériques, depuis plus de 50 ans.

Comment ?

La réalisation et le vol des ballons stratosphériques permettent de suspendre des relais captant des signaux venant du sol et les renvoyant à d’autres centres de données au sol. Il ne s’agit pas ici d’un système de connexion à haut débit  mais bien d’un super relais à partir des réseaux cellulaires existants. Chacun des ballons est équipé d’une « liaison bidirectionnelle » qui permet de recevoir le signal émis par les antennes relais puis de les répercuter sur les appareils équipés de réception compatible 4G.

Chaque ballon, de quinze mètres de diamètre, flotte à une vingtaine de kilomètres d’altitude (soit deux fois plus haut que les avions de ligne) et peut, grâce à ses panneaux solaires, voler 187 jours soit de quoi faire neuf fois le tour du monde

Initialement les ballons offraient une connexion sur 40 kilomètres autour d’eux, avec des débits équivalents à de la 3G et même à de la 4G. Chaque ballon peut maintenant relayer la 4G sur un rayon de 80 kilomètres.

L’avantage est que les opérateurs internationaux de téléphonie ne seront plus obligés d’investir dans des infrastructure lourdes et couteuses dans des zone peu rentable. Grâce à cette solution ils pourrons contribuer à un accès universel de l’internet.

Exemple de tests

Et ensuite ?

Les trente premiers ballons ont été lancés le 15 juin 2013 depuis la Nouvelle Zélande. Après la Nouvelle-Zélande, Google souhaite étendre l’expérimentation dans des pays à la même latitude, comme l’Afrique du sud l’Uruguay l’Australie et le Chili.

Google a déjà signé des accords avec les gouvernements sri-lankais et indonésien pour couvrir les territoires de ces deux pays d’un accès à Internet grâce à cette technologie.Un des buts, à long terme, poursuivi par ce projet est de créer un anneau de connectivité continue autour du monde. En septembre 2018, la société a annoncé avoir battu des records de distances de transmission sur son réseau de ballons.

De plus ces ballons on démontrés leur efficacité lors de grande catastrophe. En effet lorsque Porto Rico fut frappé par l’ouragan Maria en septembre 2017 (200km/h de vent, record mondial de pluie en 1heure) 3 millions de personnes ont perdu l’eau courante l’électricité et tout moyen de communication. 81 % des antennes relais ont été détruites. A l’initiative de géants de la telecommunication google a alors déployé une trentaine de ces ballons sur 6 mois et a permis de fournir un accès internet à des centaines de milliers de citoyens.

 

  Les ballons Google ont donc le potentiel d’amener l’Internet à au moins une partie des 5 milliards de personnes qui n’en disposent pas dans les nombreuses zones du Globe non desservies en raison d’obstacles physiques ou économiques. La compatibilité 4G est aussi un atout considérable puisqu’elle fonctionne avec les terminaux compatibles existants et peut assurer une qualité de connexion suffisante pour la navigation Internet.

Sources :

https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/google-project-loon-google-acces-internet-grace-ballons-47183/

https://www.futura-sciences.com/tech/google/projet-loon/

https://www.franceinter.fr/electro/avec-son-projet-loon-google-va-deployer-internet-au-kenya

https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Loon

https://www.flightradar24.com/49.04,2.08/8