Most affected people and areas :


Les pays du Sud, qui sont généralement des pays en développement, sont particulièrement vulnérables aux impacts du réchauffement climatique. Ces pays ont des économies fragiles et des infrastructures souvent insuffisantes voire inadaptées pour faire face aux événements météorologiques extrêmes qui deviennent de plus en plus fréquents et intenses en raison du changement climatique.
 Les impacts du réchauffement climatique sur les pays du Sud peuvent être nombreux et variés, notamment:

-   Une augmentation des températures : Les températures moyennes ont tendance à augmenter plus rapidement dans les régions tropicales que dans les régions tempérées, ce qui peut entraîner des impacts sur la santé, tels que des maladies liées à la chaleur, ainsi que des impacts économiques, tels que des pertes de productivité.
-   Des Sécheresses longues: Les pays du Sud sont souvent confrontés à des sécheresses qui peuvent affecter la production alimentaire et l'accès à l'eau potable, ce qui peut entraîner des pertes de revenus et des migrations forcées.
-   Des Inondations importantes : Les pays du Sud peuvent également être confrontés à des inondations dues à des événements météorologiques extrêmes tels que des tempêtes tropicales ou des pluies diluviennes, ce qui peut entraîner des pertes de vies humaines, des déplacements forcés et des dommages aux infrastructures.
-   Une augmentation du niveau de la mer : Les pays du Sud ont souvent de vastes zones côtières qui peuvent être menacées par l'élévation du niveau de la mer, ce qui peut entraîner des pertes de terres et de biens ainsi que des migrations forcées.
Ces pays étant dans des situations économiques et sociales complexes, il leur est difficile de trouver les fonds nécessaires. Il est également important que les pays industrialisés et développés fournissent un soutien financier et technique aux pays du Sud pour les aider à faire face aux impacts du réchauffement climatique. Afin d’évaluer le besoin financier de ces pays, lors de la COP27 qui s’est déroulée en Egypte à Sharm el Sheikh en novembre 2022, la question des critères de vulnérabilité a été initiée et a engendré de nombreux débats. Certains pays ont été écartés car ils ont une capacité de résilience importante et ceux qui ont été déclaré comme les plus vulnérables sont les suivants : 
Le Tchad ressort premier pays en raison des inondations, de l’intensification des affrontements militaires au sein du pays et de la famine qui affecte le pays tout entier. La Somalie en raison de ses sécheresses et des problèmes politiques La Syrie qui cumule tremblement de terre et sècheresse La RDC avec des conflits internes armés et une multiplication des maladies comme Ebola ou le paludisme ainsi qu’une croissance de la famine et des inondations L’Afghanistan qui souffre à la fois de sécheresse et d’inondations mais qui ne peut bénéficier d’aide à cause du régime Taliban Le Soudan du Sud souffre de graves inondations qui ont touché plus de 900000 personnes La République Centrafricaine qui voit se multiplier les maladies et en partie à cause du manque d’eau potable Le Nigeria touché par d’importantes inondations et engendré la destruction de cultures conduisant à une famine impactant 25 millions de personnes L’Éthiopie touché par une sécheresse depuis 6 ans Le Bangladesh qui est affecté par divers événements météorologique est aussi particulièrement affecté par l’élévation du niveau de la mer qui pourrait submergée, d’ici à 2050, 17 % de la superficie totale du pays selon le climatologue Atiq Rahman.
La destruction de l’écosystème global tire ses origines dans la colonisation et l’exploitation des puissances occidentales sur les territoires d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie. Les questions climatiques doivent prendre en compte les rapports de pouvoir entre dominants et dominés. Si l’ont fait un lien entre colonisation et réchauffement climatique c’est parce que cette dernière a permis au capitalisme de se fonder sur une économie d’extraction. L’activité humaine qui est encouragée par le capitalisme occidental est une résultante de l’histoire coloniale et ses modes de vies, modes de consommations et modes de productions vont à l'encontre de la lutte contre le réchauffement climatique. Des chercheurs dont Donna Haraway ont développé la notion de plantationocène qui désigne ; « La transformation dévastatrice de divers types de pâturages, de cultures, de forêts en plantations extractives et fermées, qui se fondent sur le travail des esclaves et sur d’autres formes de travail exploité, aliéné et généralement spatialement déplacé » explique-t-elle dans une interview pour le monde. « Ces modèles de plantations à grande échelle ont précédé le capitalisme industriel et ont permis sa mise en place, en accumulant du capital sur le dos d’êtres humains réduits en esclavage. Du XVe au XIXe siècle, les plantations de canne à sucre au Brésil, puis aux Caraïbes, furent ainsi étroitement liées au développement du mercantilisme et du colonialisme. » poursuit-elle. Les rapports de dominations entre puissances occidentales et pays du Global South ainsi que l'impact de l'exploitation intensive et le pillage des richesses de ces pays demeurent encore aujourd'hui sous des formes nouvelles (esclavage moderne).
La destruction de l’écosystème global tire ses origines dans la colonisation et l’exploitation des puissances occidentales sur les territoires d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie. Les questions climatiques doivent prendre en compte les rapports de pouvoir entre dominants et dominés. Si l’ont fait un lien entre colonisation et réchauffement climatique c’est parce que cette dernière a permis au capitalisme de se fonder sur une économie d’extraction. L’activité humaine qui est encouragée par le capitalisme occidental est une résultante de l’histoire coloniale et ses modes de vies, modes de consommations et modes de productions vont à l'encontre de la lutte contre le réchauffement climatique. Des chercheurs dont Donna Haraway ont développé la notion de plantationocène qui désigne ; « La transformation dévastatrice de divers types de pâturages, de cultures, de forêts en plantations extractives et fermées, qui se fondent sur le travail des esclaves et sur d’autres formes de travail exploité, aliéné et généralement spatialement déplacé » explique-t-elle dans une interview pour le monde. « Ces modèles de plantations à grande échelle ont précédé le capitalisme industriel et ont permis sa mise en place, en accumulant du capital sur le dos d’êtres humains réduits en esclavage. Du XVe au XIXe siècle, les plantations de canne à sucre au Brésil, puis aux Caraïbes, furent ainsi étroitement liées au développement du mercantilisme et du colonialisme. » poursuit-elle. Les rapports de dominations entre puissances occidentales et pays du Global South ainsi que l'impact de l'exploitation intensive et le pillage des richesses de ces pays demeurent encore aujourd'hui sous des formes nouvelles (esclavage moderne).
Les causes du dérèglement climatique sont souvent mises derrière la bannière de l'ère anthropocène. On fait porter la responsabilité à l'espèce humaine qui serait dans un cercle infini de surconsommation. Consommer et produire à l'infini dans un monde fini... Toutefois c'est une manière détournée de dédouaner ceux qui encouragent et produisent à la fois l'offre et la demande. Le capitalisme encourage les grands industriels et les grandes entreprises à produire toujours plus en négligeant l'impact de leurs activités que ce soit sur les populations qui vont travailler pour ces géants économiques, comme dans le cas des (très jeunes) mineurs des mines de cobalts de la République Démocratique du Congo, ou encore sur les populations qui vont "bénéficier" des produits comme dans le cas de l'entreprise Monsanto qui a notamment payé des scientifiques afin d'échapper à toutes accusations sur la nocivité de leurs produits causant des maladies de peaux à ceux qui en usaient. Ces entreprises sont majoritairement originaires des pays occidentaux mais sont toujours impliqués dans des affaires de mauvais traitement voir d'esclavage moderne dans des pays du Sud. Les modes d’extractions des ressources diverses sont tout autant critiquables car ils impactent directement les écosystèmes que ce soient les gisements de pétroles ou encore de charbon. Il ne s'agit pas seulement de pointer du doigt cette logique de rentabilité qui domine les sociétés et qui néglige les conséquences climaticides des activités mais aussi de comprendre que nous sommes les premiers acteurs du réchauffement climatique tant on encourage la continuité de ces dernières dans nos modes de vies. Nos actes entraînent des conséquences directes sur la vulnérabilité de ces pays car ce sont eux qui en pâtissent pour nous.
Les MAPA ne représentent pas non plus les pays seulement comme le dit l’acronyme, il est aussi question de personnes de communautés, de cultures, de religions ,de genres différents mais qui subissent un traitement injuste et qui ne se font pas entendre par les pouvoir publics et sur la scène internationale en raison de cette spécificité bien qu’ils soient les premiers impactés par le réchauffement climatique. Justice climatique et justice social sont liées et à titre d’illustration, l’exemple du traitement des populations autochtones qui vivent à proximité de la forêt amazonienne et qui sont les premiers à être impactés par la question de la déforestation mais aussi des feux de forêts est assez parlant car ils sont grandement négligés voire réprimés par les pouvoirs publics bien qu’ils assurent la préservation de la forêt. Cette négligence s'explique à la fois, par une pression trop forte des industrielles mais aussi par un laisser faire, voire un soutient des politiques dans ces activités climaticides, ce qui a pour conséquence d'alimenter les conflits et de détruire les habitats de ces populations. Le peuple Kaapor notamment se bat contre les bucherons et les braconniers illégaux en ayant mis en place une garde forestière composé de gens de la communauté et vont jusqu’à saboter les machines des pilleurs. Bien qu'ils parviennent plus ou moins à se défendre, il n'en reste qu'ils sont contraints de migrer à cause du risque et sont davantage marginalisés.

En guise de conclusion :

Il est important que les gouvernements, les organisations internationales et la communauté internationale travaillent ensemble pour aider les personnes et les zones les plus touchées. Cela peut inclure des efforts pour fournir une aide humanitaire, des mesures pour renforcer la résilience des communautés à risque, et des politiques visant à réduire les risques de catastrophes naturelles et de crises humanitaires à l'avenir. Les personnes et les zones les plus touchées par une catastrophe naturelle ou une crise humanitaire sont souvent les plus vulnérables et les plus marginalisées de la société. Il est important de travailler ensemble et de multiplier les efforts pour aider ces populations à se remettre de ces événements et pour réduire les risques à l'avenir. Durant la Conférence de Montréal de 2022 sur la biodiversité, de nombreux engagements ont été pris mais l'un s'avère particulièrement déterminant. Les 196 membres de la convention sur la diversité biologique ont reconnu le rôle des peuples autochtones et des communautés locales en tant que gardiens de la biodiversité. Le texte indique clairement qu’ils doivent être consentants et que celui-ci doit être respecté dans le cadre d’un projet quelconque qui les impacterait. Toutefois le doute continue de planer autour du respect de ces engagements, de l’application de ses mesures et la dette des puissances occidentales envers les pays et populations les plus impactés par le réchauffement climatique ne diminue pas.