Air Visual : le SIG qui révolutionne l’information citoyenne sur la pollution


Alors que la pollution bat tous les records et qu’elle représente un des principaux enjeux de Santé Publique au XXIe siècle, une start-up frano-chinoise se lance dans la réalisation d’une application présentant en temps réel le taux de pollution.Malgré la prise de conscience de certains pays sur les dangers de la pollution atmosphérique sur la santé humaine – l’Organisation Mondiale de la Santé dénonce 7 millions de morts chaque année dues à la pollution de l’air – et que ces mêmes gouvernements financent des organismes chargés de l’étude et de l’analyse du problème (AirParif par exemple), il reste néanmoins particulièrement difficile pour le citoyen de connaître le taux de pollution sur une zone choisie et de faire le tri entre les différents organismes existants. Ajoutons également que dans certains pays moins développés, les données sur la pollution atmosphérique sont inexistantes ou cachées. Les particules fines représentent le fléau du début de ce siècle, entre voiture individuelle ou encore rejets des industries etc., et leurs conséquences sont de plus en plus graves. Si elles sont supérieures à 10µm, le filtre naturel de notre nez est capable de l’éliminer. En-dessous, elles sont assez fines pour passer entre les filtres nasaux. Les particules fines sont donc divisées en deux catégories: PM 10 (10µm) et PM 2.5 (2,5 µm). Les PM 2.5 sont, vous l’avez compris, beaucoup plus dangereuses car elles arrivent à se greffer aux parois pulmonaires. Selon l’OMS, une hause de 10 µg/m3 de particules PM 2.5 augmenterait de plus de 35% l’incidences sur les cancers du poumon.

Le développement d’une application à destination du citoyen, via une information pédagogique est efficace, fut l’ingénieuse idée du français Yann Boquillod. Installé à Pékin, en Chine, la raison principale de son projet était de favoriser l’information pour tous des nuisances de la pollution sur la santé humaine. L’entreprise a ciblé en premier lieu les particules PM 2.5 pour les taux de dangerosité qu’elles présentent. Il tient également à mettre l’accent sur l’information choisie des gouvernements européens sur les données liées à la pollution et qui, de surcroît, favorisent des cartes éronées. Le PDG, Yvan Boquillod, précise que sans l’accès aux capteurs d’origines, l’information sur la réalité est faussée.

Face à ce constat, il a organisé son action en deux points:

  • commercialiser un capteur PM 2.5 bon marché qui fonctionne en intérieur et en extérieur et qui se raccorde à Internet grâce à une interface WIFI (le « node »). Un guide d’utilisation est fournit à l’utilisateur pour permettre une collecte de données intégrées dans les serveurs de la start-up.
  • favoriser l’information cartographique : airvisual earth et airvisual quality data. La première fait suite à l’arrivée des capteurs et s’illustre comme une cartographie web interactive et dynamique. La seconde, donne une information sur la quantité d’air présent sur une zone définie, auquelle est ajoutée un code couleur de « bon » en vert à « critique » en rouge foncé.

 

Capteur Node

airvisual-node

Airvisual Earth

airvisual3

 

AirVisual Quality Data

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L’ensemble des outils est disponible sur les deux plateformes principales de téléchargement mobiles : App Store et Google Play.

 

Sources:

  • Géomatique Expert, SIG Transit…, n°115, Mars-Avril 2017, pp.44-49
  • https://airvisual.com/

 

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