L’ Amérique du bruit


Les États-Unis s’étalent sur un vaste territoire où l’on pourrait penser que de nombreuses régions sont dans un « désert de silence » et de tranquillité. Et pourtant… une nouvelle carte révèle que 97 % de la population des États-Unis souffrirait du bruit lié aux transports dans le pays.

Le Bureau des Statistiques de Transport américain (BTS) a produit une carte qui montre que plus de 97 % de la population américaine pourrait être exposée au bruit des autoroutes et de l’aviation, à des niveaux inférieurs à 50 décibels ce qui correspond au bruit d’un réfrigérateur qui « bourdonne ».

Les points en orange soulignent les zones qui sont soumises au bruit potentiellement gênant pour les américains.

Les points en orange sur la carte soulignent les zones qui sont soumises au bruit potentiellement gênant pour les américains.

Ce qui est intéressant dans cette carte c’est que l’on pense souvent que ceux ne sont que les personnes qui habitent en ville qui pourraient subir des nuisances sonores. Ici, la carte démontre que même les zones rurales en plein centre des Appalaches peuvent subir le bruit lié aux transports et aux avions.

3 % de la population entendraient des bruits liés aux transports entre 50 et 80 décibels ce qui correspondrait aux bruits du déplacement de poubelles. Ces statistiques s’appuient sur la moyenne de décibels occasionnés par les transports qu’entendrait un américain 24h/24h toute l’année.

L’exemple de la ville de New-York est frappant, plusieurs zones en bleu font apparaître des quartiers où le bruit quotidien dépasse les 70 décibels.

A2

Cette base de données géospatiale devrait permettre de mieux aider les acteurs de l’aménagement du territoire afin de limiter les gênes liées aux bruits des transports.

En Europe, les recommandations seraient de ne pas dépasser une moyenne annuelle de 40 décibels la nuit ce qui correspondrait au bruit d’un lave-vaisselle. Au-delà de 42 décibels, des chercheurs ont démontré que cela pourrait causer des impacts sur la santé comme l’interruption du sommeil ou la dépression.

Sur le territoire parisien, Bruitparif a produit une carte actualisée et interactive du bruit et sans surprise, les zones les plus polluées par le bruit se retrouvent près du périphérique et des grands axes.

(Source : https://carto.bruitparif.fr/)

(Source : https://carto.bruitparif.fr/)

Finalement, au même niveau de décibels, il existerait des bruits que nous préférerions par rapport à d’autres : par exemple, nous préférerions entendre passer des avions que des hélicoptères, mais nous préférerions entendre un trafic automobile qu’un avion. A bon entendeur…

 

Sources :

https://www.citylab.com/transportation/2017/03/a-map-of-noisy-america/520383/

https://www.bts.gov/newsroom/national-transportation-noise-map

https://carto.bruitparif.fr/

https://www.quelleenergie.fr/magazine/actu-environnement/carte-bruit-paris-54941/

 

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