Buggy Air, le projet cartographique de l’IOTA au service de la prise de conscience environnementale


A l’heure de la COP21, un court sujet portant sur l’environnement, sa dégradation et ses risques sur la santé au travers du projet de l’IOTA (Internet of Things Academy) en cours de développement actuellement : le Buggy Air (Air Poussette).

Vous l’aurez donc devinez il s’agit des dégradations environnementales concernant notre air. Cet air que nous respirons quotidiennement et qui préoccupe de plus en plus nos sociétés urbaines très concernées par cette pollution souvent aggravé par le trafic routier et la proximité industrielle.

Air pollution obscures the view of the London eye in central London on April 9, 2015. Harmful levels of air pollution will accompany the warm weather across the UK today, triggering government warnings that people with health problems should reduce their physical activity. AFP PHOTO / BEN FATHERS

La pollution de l’air est composée de différents éléments chimiques, biologiques et physiques rejetés dans l’air par l’activité humaine (transports, industrie…). Ces particules s’ajoutent à l’azote et l’oxygène que nous respirons et sont toxiques pour l’homme. Cette pollution de l’air constitue donc un risque sanitaire pour les populations en ce qu’elle peut nuire gravement à la santé suite à une exposition prolongée.

La plupart des scientifiques affirment que cette pollution aggrave l’asthme, les problèmes respiratoires et les troubles cardio-vasculaires. Une exposition dépassant une année augmente le risque de maladies graves telles que le cancer, ou les pathologies cardiovasculaires et respiratoires… Nous comprenons alors pourquoi nos sociétés urbaines s’alarment de plus en plus lorsqu’un pic de pollution est atteint les jours de fortes chaleurs.

Effets-des-particules-sur-la-sante

L’IOTA qui comme son nom l’indique travaille sur les objets connectés de l’internet, a mis en route un projet dénommé Buggy Air dans le but de se servir de ces objets connectés pour mieux percevoir ce risque de pollution et trouver des axes d’adaptation.

Leur idée : équiper les poussettes essentiellement, mais aussi les bus scolaire et les écoles de capteurs enregistrant en temps réel le niveau de pollution. Le tout complété par un GPS permettant de géolocaliser les déplacements et d’établir une cartographie en temps réelle de la qualité de l’air à Londres.

buggyair_carousel_1Source: Site Objets Connectés

Pour le moment l’entreprise est financé en partie par l’agence gouvernementale Innovate UK et de l’assureur BUPA. Un premier prototype a été réalisé cet été en Aout 2015. Il contient un capteur permettant de mesurer la part du monoxyde de carbone, du dioxyde d’azote et des particules toxiques dans l’air. Mais l’IOTA cherche encore un capteur adapté en taille et en précision pour son but finale tout en permettant un prix de vente de milieu de gamme.

Nous pourrions être tenté de critiqué par l’argument suivant: Nous sommes déjà en mesure de connaître la pollution de l’air dans les grandes villes grâce à des capteurs statiques. Mais le but de l’entreprise est sans doute tout autant social que scientifique, si ce n’est plus social que scientifique. Elle veut permettre à la société de demain de bénéficier de technologies de pointe afin non pas seulement de se divertir, mais aussi de prendre connaissance de son environnement et qu’elle puisse s’adapter à ce dernier pour améliorer son bien-être. Il s’agit plus d’un outil pour améliorer sa qualité de vie et notamment sa santé qui devient de plus en plus préoccupante concernant nos modes de vies et leurs effets sur notre santé. IOTA souhaite permettre aux parents de trouver l’itinéraire le plus sain pour se balader en famille.

En outre, il faut surtout noter qu’un tel concept pourrait sans doute permettre une prise de conscience plus directe et plus profonde au sein des populations urbaines. Il ne s’agit plus de conseils délivrés par des scientifiques sur un phénomène que nous ne discernons pas toujours visuellement et qui nous fait bien souvent oublié que malgré sa transparence il existe bel et bien. Il s’agit de mesure quotidienne prélevé à partir du trajet de leurs enfants, à la hauteur de leurs enfants. Reflétant ainsi la pollution quotidienne ingurgitée par ces derniers. Ces données pourraient bien avoir plus d’impact et surtout plus de réaction chez les ménages avec enfants. Elles pourraient être source de motivation et d’action concrète pour les aider à changer leurs habitudes néfastes à l’environnement et travailler à faire un monde moins pollué pour leur petit protégé.

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Sources :

Admin, « Buggy Air Project | ScienceScope »,. Adresse : https://sciencescope.uk/buggy-air-project/

Effets sur la santé de la pollution de l’air – Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes – www.sante.gouv.fr, Adresse : http://www.sante.gouv.fr/effets-sur-la-sante-de-la-pollution-de-l-air.html

G Oxana, « L’internet des objets contre la pollution à Londres »,. Objetconnecte.com. Adresse : http://www.objetconnecte.com/internet-des-objets-contre-pollution-londres-1211/

Internet of Things Academy, Adresse : http://iotacademy.org/#/buggyair

 

 

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