La géomatique dans l’aide aux réfugiés !


   Le master Géomatique appliquée aux études urbaines et aux risques de l’université de Cergy-Pontoise a organisé le mardi 8 mars dernier une journée spécialement dédiée à la question de la dite « crise des réfugiés », aujourd’hui très médiatisée. En effet, les actions humanitaires nécessitent l’appui cartographique. C’est pourquoi des professionnels issus de diverses organisations étaient présents ce jour pour d’une part exposer leurs travaux réalisés lors de missions et ainsi provoquer discussions et débats ;  c’était le cas de Karine PARROT (UCP), Luc CAMBREZY et Rainer ZAISS (IRD),  Quentin LOBBEE (DiasporasLab), Thomas ROCA (AFD), Marc Kieny  (La Cimade), Violaine DOUTRELEAU (CartONG), Johan RICHER (Singa) ; et d’autre part pour inviter les participants à une cartopartie humanitaire avec les professionnels de l’ONG de Cartographie CartONG !

 

débat

   L’organisation et la chronologie de leurs interventions nous ont permis d’apprécier une lecture évolutive des usages de la cartographie selon les avancées technologiques en vigueur au moment des missions de chacun. En outre, les chercheurs de l’IRD ont du, dans leurs missions au Kenya et en Ouganda, réaliser eux même leurs données référentielles. Deplus leur matériel GPS subissait une marge d’erreur de plusieurs mètres, c’était entre 1997 et 1999.

   Si cela peut paraitre improbable aujourd’hui, les usages géomatiques semblent se détacher d’une précision jadis tant désirée. Aussi les travaux du doctorant Quentin LOBBEE de DiasporasLab nous le montrent bien. Ceux ci consistent en des créations cartographiques basées sur des recherches de contenus google images à l’aide des mots clés « refugee routes » et « migrant routes ». Bien loin de la recherche d’une précision millimétrique, vous constaterez.

   En seconde partie de matinée, d’autres usages ont encore été abordés. La Singa nous présentait l’application « BeCalmStayCalm », qui permet à un hôte potentiel de se faire connaitre (ainsi que son adresse) des utilisateurs de l’autre côté : des réfugiés en demande d’hospitalité. Puis, le débat s’est orienté vers les données : qui les utilise ? comment garantir le respect de celles qui sont privées ? L’anonymat est il possible ? Karine PARROT et Thomas ROCA ont tenté de répondre à nos interrogations à ce sujet, mais il semblerait que l’anonymisation relève, dans l’absolue, de l’utopie.

photo_cartoparty

 

   La pause du déjeuner a mis fin aux débats et aux discussions, et a laissé place aux représentants de CartONG dans une séance de cartographie participative qui allait durer toute l’après-midi. Cela a permis à tous les participants de contribuer à la cartographie du camp de Mayukwayukwa, en Zambie. Celle ci s’est effectuée à l’aide de l’interface d’OpenStreetMap : à raison d’une bonne trentaine de participants, ce sont plusieurs centaines de figurés qui ont pu être vectorisés !

 

simulation_exo_cartong

 

Après cet apport pour leur base de données, l’échange s’est développé réciproquement lors d’une mise en situation de crise humanitaire dans un camp ! Nous avons donc du répondre à des objectifs en un temps imparti : il s’agissait de la répartition des apports en eau.

Rémi MAYOU et Axel GEINDRE

Sources :

http://qlobbe.net/

https://www.ird.fr/la-mediatheque/videos-en-ligne-canal-ird/l-accueil-des-refugies-en-afrique.-des-choix-politiques/l-accueil-des-refugies-en-afrique.-des-choix-politiques

http://datapopalliance.org/

http://www.lacimade.org/

http://singa.fr/

https://www.cartong.org/fr

http://www.qgis.org/fr/site/

Sources des photographies : Master Géomatique

https://www.master-geomatique.org/

 

 

 

 

 

 

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